Faut-il en rire ou en pleurer, parfois, j'ai peur vraiment. Parce qu'on parle beaucoup de Sarkozy et du coup on oublie notre abruti préféré, j'ai nommé junior outratlantique.
Et j'espère que l'ère du totalitarisme américain, le décomplexé, tardera un peu à venir histoire de pas finir dans un cachot. Remarque, je ne serais pas toute seule.
Bref, aujourd'hui en l'an de grâce 2008, le 9 avril, en ce jour d'hiver, M. George W.Bush, déclara et je cite :
"Nous sommes convenus qu'il serait très utile pour le gouvernement chinois d'ouvrir le dialogue avec les représentants du dalaï-lama", à l'issue d'un entretien à Washington avec Goh Chok Tong,
membre du gouvernement singapourien.
Puis, profitant de cette inspiration géniale il précisa son idée, et je cite toujours (sauf canular du traducteur) :
"Je pense que, s'ils prennent contact avec le dalaï-lama, ils se rendront compte qu'il s'agit vraiment d'un homme bien, un homme de paix, un homme non violent".
Et je ne sais pas vous mais cette déclaration me laisse sans voix.
Mais pas sans clavier, vous noterez.
Sans rire, il a dit ça, je l'ai même vu aux infos, c'était même pas une imitation de Canteloup, vrai de vrai et tout en réflexion, sourcils froncés et lenteur solennelle.
Au cas où mes raccourcis épistolaires seraient par trop éliptiques, je n'en reviens pas d'une déclaration aussi niaise dans la bouche d'un homme aussi haut perché dans l'échelle du pouvoir du
monde.
Comme si au hasard, les chinois avaient peur de se prendre un upercut, au sens propre par le Dalaï Lama. Comme si ce qui les retenaient de se boire une bière en terrasse avec le maître,
était de penser qu'il était méchant, vilain pas beau. Comme si dans leur coin, ils se faisaient de fausses idées incongrues sans vraiment savoir de quoi il en retourne.
Certes, je veux bien entendre que la diplomatie est tout un art qui parfois se doit d'enfoncer les portes ouvertes, se laisse volontiers soutenir par des lapalissades convenues, mais quand même, à
ce point...
Ou alors les Etats-Unis vont vraiment mal, ils ont eux aussi décidé de trancher dans les budgets de l'état et pas de chance, c'est tombé sur le scribe présidentiel cette histoire de suppression de
fonctionnaires inutiles. Ce qui nous vaut ce bijou de bêtise creuse, mais bon il débute, il faut lui pardonner.
Ainsi va le monde.
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